Bien choisir ses produits

Certification, un gage de qualité

Objectivité, gage de qualité, mise en valeur des produits, garantie pour le consommateur,… les avantages de s’engager dans une démarche de certification des produits et services concernant le bois construction sont nombreux.

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Pourquoi s’engager dans une démarche de certification ?

La certification atteste que la qualité et les performances de produits ou de services ont été validées par le biais d’un organisme indépendant et accrédité. Les critères de certification sont définis dans un référentiel reconnu et accepté par toutes les parties concernées : entreprises, utilisateurs, consommateurs, experts et administrations. Chaque certification se traduit par une marque (NF, CTB, PEFC, FSC…) identifiée par un logo apposé sur les produits ou les documents commerciaux.

La certification répond avant tout à une démarche collective de qualité des secteurs professionnels et à la volonté d’apporter la preuve de cette qualité. Cette démarche se concrétise par une procédure attestant en toute objectivité, de la conformité d’un objet (service, personne, processus, produit) à un ensemble d’exigences fixées.

Objectivité

La certification est une procédure qui suppose l’intervention d’une tierce partie, indépendante et compétente, qui vérifie la conformité du produit, système ou service au référentiel.

Gage de qualité

La certification apporte à l’utilisateur un élément objectif permettant de juger des performances et de la qualité.

Mise en valeur

La démarche de certification représente la possibilité pour une entreprise de valoriser ses effortset de les mettre en exergue. Un argument non négligeable dans un contexte de concurrence.

Garantie

Les procédures d’attribution ainsi que les textes sur lesquels reposent les certifications apportent une assurance au consommateur sur la qualité, la sécurité, la fiabilité et l’aptitude à l’usage du produit ou du service qu’il acquiert.

Procédure de contrôle

La conformité à un référentiel ou à une norme est régulièrement contrôlée dans une démarche d’indépendance.

Guide ``Connaître, prescrire et utiliser les certifications bois construction``

Les démarches de certification

En fonction de l’objet concerné par la certification (un produit, un service, un système de management, ou encore une personne), les démarches sont diverses.

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Comment ça marche ?

La certification, selon son objet, revêt différentes formes. La procédure de certification permet de certifier des produits, mais aussi des services, des systèmes de management ou encore des personnes. Il existe aujourd’hui différentes démarches de certifiaction :

Certification de produit
DEMARCHE : volontaire
OBJET DE CERTIFICATION : produits industriels (construction par exemple), équipements, biens de consommation…
CIBLE : particulier, entreprise, donneur d’ordres
CERTIFICATION SUR LA BASE DE : référentiels, normes
EXEMPLES DE CERTIFICATION : NF, Acerbois, CTB

Certification de service
DEMARCHE : volontaire
OBJET DE CERTIFICATION : qualité de service d’une entreprise, savoir-faire, professionnalisme
CIBLE : particulier, entreprise, donneur d’ordres
CERTIFICATION SUR LA BASE DE : référentiel établi par l’organisme certificateur
EXEMPLES DE CERTIFICATION : CTB A+

Certification de système
DEMARCHE : volontaire
OBJET DE CERTIFICATION : systèmes de management lors d’un processus de production (insistance sur l’aspect environnemental, l’aspect sécuritaire ou l’aspect organisationnel de la production…)
CIBLE : entreprise, donneur d’ordres
CERTIFICATION SUR LA BASE DE : normes internationales ou référentiels
EXEMPLES DE CERTIFICATION : ISO 9001, ISO 14001, OHSAS 18001

Certification de personne
DEMARCHE : volontaire
OBJET DE CERTIFICATION : la compétence ou l’expertise d’une personne individuelle
CIBLE : particulier, entreprise, donneur d’ordres
CERTIFICATION SUR LA BASE DE : référentiels, réglementation, normes
EXEMPLES DE CERTIFICATION : certification expert en pathologie du bois dans la construction

Qualification professionnelle
DEMARCHE : volontaire
OBJET DE QUALIFICATION : capacité technique et compétences d’une entreprise dans un domaine donné
CIBLE : particulier, entreprise, donneur d’ordres
QUALIFICATION SUR LA BASE DE : référentiels établis par l’organisme de qualification
EXEMPLES DE QUALIFICATION : Qualibat, Qualisport, OPQBI

Certification de conformité à l’Avis Technique
DEMARCHE : volontaire
OBJET DE CERTIFICATION : nouveaux produits ou procédés qui n’entrent pas dans un cadre normatif et qui bénéficie d’un Avis Technique
CIBLE : entreprise, donneur d’ordres
CERTIFICATION SUR LA BASE DE : conformité à l’Avis Technique et spécifications techniques
ORGANISME ET MARQUE : CSTB et CST Bat

Marquage CE
DÉMARCHE : obligatoire pour la mise sur le marché en Europe
OBJET DE MARQUAGE : produits et kits dans le champ de la Directive « produits de construction » 89/106
CIBLE : particulier, entreprise, donneur d’ordres
MARQUAGE SUR LA BASE DE : spécifications techniques harmonisées, définies dans la norme de référence ou l’ATE (Agrément Technique Européen)
NOTE : la procédure d’attestation de niveau 1 (il y a 4 types d’attestation de conformité dans le marquage CE pour la DPC 89/106) correspond à une démarche de certification avec contrôles par un organisme indépendant et notifié.

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Comment procéder

Découvrez les grandes étapes à suivre pour garantir la réussite de votre processus de certification

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Quelles sont les grandes étapes à suivre ?

Etape 1

Dépôt d’une marque collective de certification
Etablissement d’un référentiel par l’organisme certificateur en concertation avec les représentants des diverses parties intéressées. Ce document définit le périmètre et les caractéristiques certifiées, explicite les méthodes d’essais et procédures de contrôle et précise les conditions du droit d’usage.
Constitution d’un Comité de Marque regroupant l’ensemble des parties intéressées

Etape 2

Demande du droit d’usage : une entreprise fait une demande de droit d’usage de la certification concernée.

Etape 3

L’évaluation : l’organisme certificateur procède à l’évaluation des produits, systèmes ou services concernés par des essais ou audits afin de déterminer s’ils correspondent aux caractéristiques énoncées dans le référentiel.

Etape 4

L’attribution : si l’objet satisfait aux exigences du référentiel, un droit d’usage de la certification est accordé après avis du Comité de Marque, le cas échéant.

Etape 5

La surveillance : durant la période d’usage de la marque de certification, une surveillance est exercée par l’organisme certificateur à travers des procédures de contrôles (définies dans le référentiel), assurant ainsi le maintien des caractéristiques certifiées.

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Acteurs de la certification

Qui fait quoi ? Du demandeur au client final, identifiez les rôles et attentes de chacun des acteurs de la certification.

Qui délivre les certifications

Retouvez les différents organismes certificateurs du bois construction, et laissons la parole aux certificateurs

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Qui peut attribuer une certification ?

Organisme créé en 1994 par les pouvoirs publics, le comité français d’accréditation (Cofrac) atteste de la compétence et de l’impartialité des organismes certificateurs conformément à des référentiels internationaux. Il a également pour mission de développer la reconnaissance internationale. Ainsi, les accords multilatéraux dont il est signataire facilitent les échanges des produits et des services : une accréditation obtenue en France est reconnue dans tous les pays signataires, en Europe et dans le monde.
Site Web : www.cofrac.fr

Les organismes certificateurs du bois construction :

ACERBOIS

ACERBOIS est une association accréditée par le Cofrac qui développe, en qualité de tierce partie, une activité de certification de produits, services ou contrôles de production en usine dans les domaines des éléments, ouvrages et kits en bois ou dérivés, à usages structuraux et fonctionnalités complémentaires. Les marques délivrées (Acerbois-Glulam, Acerbois-CST, Acerbois-BMR) sont des certifications de produits ou de services. Elles sont accordées selon les spécifications des référentiels des marques, définis pour chacune de ses applications particulières.
Site Web : www.acerbois.org

AFNOR Certification

Dédié à la certification, AFNOR Certification est un pôle du groupe AFNOR. Les activités du groupe sont vastes et vont de la normalisation (projets de normes, eurocodes…) aux marquages NF et CE. L’activité de certification dans le domaine particulier de la construction s’intéresse au management (ISO 14001, ISO 9001) comme aux produits et services (NF, NF parquets…).
Sites Web : www.afaq.org et www.marque-nf.com

FCBA

Accrédité par le Cofrac pour ses activités d’organisme certificateur, FCBA est propriétaire de la marque CTB et de ses déclinaisons. Ses domaines privilégiés sont liés à la première transformation du bois, à l’ameublement et au secteur de la construction. Son activité de certification est donc particulièrement tournée vers les produits et services et la certification de personnel. FCBA est également mandaté par AFNOR pour la gestion de nombreuses applications de la marque NF et notifié par les pouvoirs publics français pour le marquage CE sur les produits de construction.
Site Web : www.fcba.fr

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Certification et environnement

Quelles réponses aux questions environnementales et sanitaires ?

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La réponse aux questions environnmentales et sanitaires

  1. Certifications de produits et services et construction à haute qualité environnementale… quel rapport ?
    Actuellement, une démarche constructive environnementale ne peut se passer de produits de grande qualité, qui sont donc certifiés. Par ailleurs, de plus en plus de certifications d’usage, par le biais des contraintes qu’elles imposent, guident les produits vers une démarche plus respectueuse. Aussi, environnement et certifications d’usage ne sont pas seulement compatibles : aujourd’hui elles deviennent indissociables.
  2. Consommer du bois… n’est-ce pas participer à la déforestation ?
    Le problème de déforestation se pose dans des zones où l’exploitation peut être excessive et anarchique (Sud-est asiatique, Amazonie, Afrique équatoriale). En Europe, le principe de « gestion durable des forêts» est un rempart contre ces dérives. Les industriels français utilisent par ailleurs une écrasante majorité de bois européens issus de forêts gérées de façon durable (les labels PEFC, FSC et la mention FC dans les certifications d’usage ACERBOIS et CTB-structures en attestent).
  3. Comment les produits de construction en bois peuvent-ils permettre de lutter contre l’effet de serre ?
    La communauté scientifique s’accorde à dire que le réchauffement climatique est lié à l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, en particulier du dioxyde de carbone (CO2). Or, le bois apporte deux réponses concrètes à cet état de fait : la photosynthèse : le bois prélève du CO2 dans l’atmosphère et stocke du carbone dans sa matière. Il importe donc de consommer du bois afin d’accroître cet effet « puits de carbone ».
    l’énergie renouvelable : le bois utilisé comme source d’énergie ne restitue dans l’atmosphère que le CO2 qu’il y avait précédemment puisé. L’effet est donc neutre par rapport aux énergies fossiles. De plus, les produits de construction bois nécessitent généralement peu d’énergie fossile pour leur fabrication, donc peu d’émission de “CO2 fossile”, en comparaison avec les autres matériaux de construction.
  4. D’où vient le bois que l’on consomme en France ?
    Son transport, local, national ou international, n’est-il pas synonyme de pollution ?
    La France est un grand producteur de bois qui produit 3 fois plus qu’elle n’importe : 11 millions de m3 de production nationale contre 2,8 millions de m3 d’imports (résineux et feuillus confondus). Autre point important : la grande majorité des bois importés provient d’Europe (Allemagne, Suède, Etats Baltes), réclamant globalement peu de transport. Concernant le transport, et la pollution au CO2 qui en découle, l’Ademe a récemment (juin 2009) remis une note à la filière démontrant le faible impact de ce poste comparé au bénéfice qu’offre le bois sur ce terrain. Les résultats sont clairs : d’où que provienne le bois, quel que soit le mode de transport, les émissions de CO2 engendrées ne représentent que 6 à 10 % (selon les provenances) de ce que le bois stocke dans sa matière… Le bois demeure une matière précieuse en termes de lutte contre les gaz à effet de serre.
  5. Les adjuvants (colles, produits de traitements ou produits de finitions) utilisés pour les produits dérivés sont-ils nocifs ?
    Il faut savoir avant toute chose que le bois n’est pas inerte… Le bois respire, absorbe des éléments et en restitue d’autres. En conséquence, le bois génère naturellement des émissions de composés organiques volatils. L’objectif principal des industriels est aujourd’hui de faire en sorte que les produits en bois soient le plus proches possibles de ces émissions naturelles en combinant éco-conception et adjuvants de dernière génération. Aujourd’hui, l’évolution de la réglementation européenne, REACH et directive biocide, conduit au développement d’une nouvelle génération de produits respectueux des exigences relatives à la santé et à l’environnement.
  6. La transformation du bois est-elle une industrie respectueuse de l’environnement et des travailleurs ?
    L’industrialisation de la filière bois a permis une véritable rationalisation de la production et de ce fait une amélioration des conditions de productions. Les risques de pollution sont, par ailleurs, maîtrisés au cours de la fabrication avec une production sèche et une maîtrise totale des process. D’un point de vue environnemental, gestion des déchets (tri, réutilisation) et maîtrise des polluants (finitions en cabine) sont au centre des attentions des sites industriels.
  7. Que devient le bois en fin de vie ?
    Grand avantage du bois : son utilisation permet de limiter les déchets, lorsque les ouvrages arrivent en fin de vie. Tout d’abord parce que, durables, les constructions auxquelles il prend part peuvent durer des siècles (pensez aux maisons à colombage). Ensuite parce que ce matériau est réutilisable (recyclé pour faire des panneaux de particules, par exemple) ou valorisable sous forme d’énergie.
  8. Quelles garanties peut-on avoir de la qualité environnementale du bois ?
    Les marques de certification actuelles sont de plus en plus vigilantes quant à la santé humaine et au respect de l’environnement. Deux éléments qui permettent d’aiguiser les exigences de ces marques de certification afin de proposer des produits et services adaptés aux besoins et attentes des consommateurs d’aujourd’hui. Aussi, dans un contexte de Grenelle de l’environnement particulièrement volontaire, les marques de certification poursuivent leur évolution afin d’intégrer ces caractéristiques environnementales et sanitaires. A moyen terme le bilan carbone pourrait, par exemple, faire partie des éléments réclamés pour la démarche de certification, de même que les fiches de données environnementales et sanitaires (FDES).
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Les professionnels de la filière

Retrouvez les contacts des professionnels de la filière bois

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Contactez les professionnels

 

FIBC – Fédération de l’Industrie Bois Construction
6 avenue de Saint Mandé – 75012 PARIS – Tel 01 43 45 53 43 / Fax 01 43 45 52 42
www.batibois.orgfibc@magic.fr

UIPP – Union des Industries de Panneaux de Process
6 avenue de Saint Mandé – 75012 PARIS – Tel 01 53 42 15 52 / Fax 01 42 93 19 97
www.uipp.frpanneaux@club-internet.fr

UFC – Union des Fabricants de Contreplaqué
6 avenue de Saint Mandé – 75012 PARIS – Tel 01 53 42 15 58 / Fax 01 53 42 15 51
www.ufc-contreplaque.comufc@freesurf.fr

UFME – Union Française des Menuiseries Extérieures
Maison de la Mécanique – 39/41 rue Louis blanc – 92400 COURBEVOIE
Tel 01 47 17 69 37 / Fax 01 47 17 69 39
www.ufme.frinfo@ufme.fr

UFFEP – Union Française des Fabricants et Entrepreneurs de Parquets
6 avenue de Saint Mandé – 75012 PARIS – Tel 01 43 45 53 43 / Fax 01 43 45 52 42
www.uffep.orginfo@uffep.org

MIAM – Fédération du Matériel Industriel Agricole Ménager Bois
6 avenue de Saint Mandé – 75012 PARIS – Tel 01 53 42 15 50 / Fax 01 53 42 15 51
lucrauscent@pindeslandes.org

SNAPB – Syndicat National de la Préservation du Bois
6 avenue de Saint Mandé – 75012 PARIS – Tel 01 43 45 53 43 / Fax 01 43 45 52 42
www.snapb-traitementdesbois.orgsnapb@wanadoo.fr

SNBL – Syndicat National du Bois Lamellé
6 avenue de Saint Mandé – 75012 PARIS – Tel 01 43 45 53 43 / Fax 01 43 45 52 42
www.glulam.orgsnccblc@magic.fr

SYMOB – Syndicat National des Fabricants
et Constructeurs de Maisons à ossature Bois
6 avenue de Saint Mandé – 75012 PARIS – Tel 01 43 45 53 43 / Fax 01 43 45 52 42
www.batibois.orgfibc@magic.fr

SCIBO– Syndicat National des Fabricants de Structures
et Charpentes Industrialisées en Bois
6 avenue de Saint Mandé – 75012 PARIS – Tel 01 43 45 53 43 / Fax 01 43 45 52 42
www.charpente-industelle.frinfo@charpente-industrielle.fr

APIBOIS – Syndicat des Industriels de la Poutre en I à base de Bois
6 avenue de Saint Mandé – 75012 PARIS – Tel 01 43 45 53 43 / Fax 01 43 45 52 42
www.batibois.orgfibc@magic.fr

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