Caractéristiques des produits bois

Fiches Produit Ouvrage Bois (POB)

Les fiches POB (Produits Ouvrages Bois) constituent un ensemble d’une cinquantaine de fiches sur les produits bois ou associés couramment utilisés dans la construction. Il y a ainsi des fiches sur  le bois massif, le lamellé-collé, les différents types de panneaux dérivés du bois, les fenêtres, les parquets,… mais aussi sur les différents assemblages (pointes, connecteurs, équerres,…), les colles, les produits de finition ou de traitement, les isolants, les produits d’étanchéité, etc.

Chaque fiche fait le point sur les caractéristiques techniques, mais aussi les exigences normatives ou réglementaires liées au produit dont il est question : elles constituent ainsi un recueil de données primordial sur chacun des produits.

En amont, 4 fiches génériques reprennent des informations qui complètent les fiches produit :
-sur les organisations professionnelles,
-sur le marquage CE et le RPC,
-sur les informations environnementales et sanitaires,
-et sur les normes et NF DTU.

Ces fiches sont  remises à jour tous les 2 ans environ ; la version actuelle à été mise à jour en 2015. La rédaction de ces fiches est financée conjointement par l’Institut Technologique FCBA et par IRABOIS. Les fiches techniques POB sont  téléchargeables directement sur le portail Catalogue Construction Bois

Généralités

Accéder à l’ensemble des fiches générales de présentation en cliquant ici

  • Sommaire des Fiches POB
  • Les organisations professionnelles
  • Marquage CE et RPC
  • Données environnementales et sanitaires

Bois de structure

Accéder à l’ensemble des fiches « bois de structure » en cliquant ici

  • bois-massifs-structuraux
  • bois-ronds-structuraux
  • bois-massifs-aboutes-BMA
  • bois-lamelles-colles
  • bois-massifs-reconstitues-BMR
  • lamibois-LVL
  • poutres-composites
  • poutres-reconstitues-PSL-LSL
  • bois-lamelle-croise-CLT

Composants de menuiserie

Télécharger les fiches « Composants de menuiseries » en cliquant ici

  • Fenêtres-portes-extérieures
  • Fermetures
  • Portes intérieures
  • Escaliers
  • Carrelets-LCA
  • Liste des systèmes de finition type bâtiment sous Dossier technique FCBA
  • Liste des systèmes de finition type industriel sous Dossier technique FCBA-2018

Composants de structure

Télécharger l’ensemble des fiches « Composants de structure » en cliquant ici

  • Charpente-industrialisée
  • Charpente-lamelle-collée
  • Charpente-traditionnelle
  • Planchers-mixtes-bois-béton
  • Éléments-murs-a-ossature-bois
  • Éléments-murs-en-bois-massif

Etanchéité et isolation

Télécharger l’ensemble des fiches « Etanchéité et isolation » en cliquant ici

  • Films-pare-vapeur
  • Films-pare-pluie
  • Matériaux de jointement
  • Matériaux d’isolation

Assemblage

Télécharger l’ensemble des fiches « Assemblages » en cliquant ici

  • Connecteur
  • Boitier étrier équerre
  • Pointe-clou-agrafe
  • Boulon-tige-broche
  • Vis-et-tire-fonds
  • Cheville
  • Tirant métallique
  • Crampon
  • Colle-adhésif

Panneaux dérivés du bois

Télécharger l’ensemble des fiches « Panneaux dérivés du bois » en cliquant ici

  • Panneaux de lamelles OSB
  • Panneaux contreplaques
  • Panneaux de particules
  • Panneaux de fibres

Préservation et finitions

Télécharger l’ensemble des fiches « Préservation et finition » en cliquant ici

  • Produits de préservation
  • Produits ignifugeants
  • Finitions intérieures
  • Finitions extérieures
  • Systèmes de finition type bâtiment sous Dossier technique FCBA 2018
  • Systèmes de finition type industriel sous Dossier technique FCBA 2018-f

Revêtements extérieurs

Télécharger l’ensemble des fiches « Revêtements extérieurs » en cliquant ici

  • Bardages bois
  • Bardages composites bois
  • Panneaux de revêtement extérieur bois
  • Tavaillons et bardeaux
  • Finitions enduits
  • Autres revêtements
  • Lame de platelage en bois

Revêtements intérieurs

Télécharger l’ensemble des fiches « Revêtements intérieurs » en cliquant ici

  • Parquet
  • Revêtement-sol-stratifié
  • Lambris
  • Panneau de parement intérieur bois
  • Plaque de plâtre

Conditions d'usage

Classement d’aspect

Le classement d’aspect visuel des bois prend en compte la présence, la taille et la répartition des singularités du bois sur les différentes faces.
Les altérations naturelles dues aux champignons et aux insectes sont également retenues. Les bois sont classés selon des normes européennes de classement d’aspect

En savoir plus

Téléchargez le document pdf pour découvrir :

  • les classements d’aspects des bois sciés résineux : sapins, épicéas, pins, douglas, normalisés sur le plan européen dans la norme NF EN 1611-1 (Bois sciés – Classement d’aspect des bois resineux – Partie 1 : épicéas, sapins, pins et douglas européens ; octobre 1999)
  • les définitions des classes de bois sciés utilisables en structure selon les normes NF B 52-001 (Règles d’utilisation du bois dans les constructions – Classement visuel pour l’emploi en structure des principales essences résineuses et feuillues ; décembre 1998) et NF EN 519 (Bois de structure – Classement – Spécifications pour le bois classé par machine pour sa résistance et les machines à classer ; mai 1995)

Télécharger

Classes d’emploi

Par classe d’emploi on entend le lien entre la durabilité d’un bois et son utilisation, L’Union Européenne a définit 5 classes d’emploi (norme NF EN 335-1) qui permettent d’évaluer les risques potentiels auxquel le bois peut être exposé. Connaître la classe d’emploi permet de déterminer l’essence durable à utiliser ou le traitement à mettre en œuvre avant utilisation.

En savoir plus

Application au bois et aux matériaux à base de bois

Généralités
Les différences entre les classes d’emploi sont liées à des différences d’exposition à l’environnement, qui peuvent rendre le bois ou les matériaux à base de bois dégradables par des agents biologiques.

Classe d’emploi 1
Situations dans lesquelles le bois ou le matériau à base de bois est utilisé à l’intérieur d’une construction, non exposé aux intempéries et à l’humidification.
L’attaque par des champignons de discoloration ou bien par des champignons lignivores, est insignifiant et toujours accidentel.
Une attaque par des insectes xylophages, y compris les termites, est possible mais la fréquence et l’importance du cas « insecte » encouru sont fonction de la situation géographique.

Classe d’emploi 2
Situations dans lesquelles le bois ou le matériau à base de bois est sous abri et non exposé aux intempéries (en particulier la pluie et la pluie battante) mais où il peut être soumis à une humidification occasionnelle mais non persistante.
Dans cette classe d’emploi, il peut se former de la condensation à la surface en bois et des produits à base de bois.
Une attaque par des champignons de discoloration et des champignons lignivores peut se produire.
Une attaque par des insectes xylophages, y compris les termites, est possible mais la fréquence et l’importance du risque « insecte » encouru sont fonction de la situation géographique.

Classe d’emploi 3
Généralités
Situations dans lesquelles le bois ou le matériau à base de bois est au-dessus du sol et est exposé aux intempéries (en particulier à la pluie).
Une attaque par des champignons de discoloration et des champignons lignivores peut se produire.
Une attaque par des insectes xylophages, y compris les termites, est possible mais la fréquence et l’importance du risque « insecte » encouru sont fonction de la situation géographique 1.
Les situations d’exposition peuvent être très différentes et, le cas échéant, la classe d’emploi 3 peut être subdivisée en deux sous-classes : la classe d’emploi 3.1 et la classe d’emploi 3.2.

Sous-classe 3.1
Dans cette situation les produits en bois et à base de bois ne resteront pas humides pendant de longues périodes. L’eau ne s’accumulera pas.

Sous-classe 3.2
Dans cette situation les produits en bois et à base de bois resteront humides pendant de longues périodes. L’eau peut s’accumuler.

Classe d’emploi 4
Situation dans laquelle le bois ou le matériau à base de bois est en contact direct avec le sol et/ou l’eau douce.
Une attaque par des champignons de discoloration et des champignons lignivores peut se produire.
Une attaque par des insectes xylophages, y compris les termites, est possible mais la fréquence et l’importance du risque « insecte » encouru sont fonction de la situation géographique.

Classe d’emploi 5
Situation dans laquelle le bois ou le matériau à base de bois est immergé dans l’eau salée (eau de mer ou eau saumâtre) de manière régulière ou permanente.
L’attaque par des organismes invertébrés marins est le principal problème, particulièrement dans les eaux chaudes, où des organismes tels que Limnoria spp., Teredo spp. et pholades peuvent être la cause de dégâts importants. Il peut également se produire une attaque par des champignons lignivores et un développement de moisissures de surface et de champignons de bleuissement.
La partie de certains éléments d’ouvrage située au-dessus de l’eau, par exemple les pieux utilisés dans les ports, peut être exposée à des insectes xylophages.

Récapitulatif des classes d'emploi pour le bois et les matériaux à base de bois

Classes
Usage général a
Occurences des agents biologiques b,c
Champignons de discoloration
Champignons lignivores
Coléoptères
Termites
Térébrants marins
1
À l'intérieur, au sec
-
-
U
L
-
2
À l'intérieur, ou sous abri, non exposé aux intempéries. Possibilité de condensation d'eau
U
U
U
L
-
3

À l'extérieur, au dessus du sol, exposé aux intempéries

Si subdivisé :
3.1 Conditions d'humidification courtes
3.2 Conditions d'humidification prolongées

U
U
U
L
-
4
À l'extérieur en contact avec le sol et/ou l'eau douce
U
U
U
L
-
5
Immergé dans l'eau salée de manière régulière ou permanente
U d
U d
U d
L d
L

U = Omniprésent en europe et au sein de l'UE

 

L = Présent localement en Europe et au sein de l'UE

 

 

a = Il existe des cas limites et des cas extrêmes d'utilisation du bois et des matériaux à base de bois. Il peut en résulter l'affection d'une classe d'emploi différente de celle définie dans la présente norme.

b = Il n'est pas nécessaire de protéger le bois contre tous les agents biologiques énumérés car ceux-ci peuvent ne pas être présents ou ne pas avoir d'importance économique dans toutes les conditions de service de toutes les régions géographiques, ou encore ne pas pouvoir attaquer certains matériaux à base de bois en raison de leur constitution spécifique.

c = Les agents biologiques sont détaillé dans l'annexe C de la norme NF EN 335

 

d = La partie de certains élément d'ouvrage situé au dessus de l'eau peut-être exposé à tous les agents biologiques mentionnés ci-dessus.

Afin d’appréhender le comportement des éléments et ouvrages en bois en matière de maÎtrise de la durabilité biologique, nous vous conseillons fortement de vous reporter au fascicule de documentation FD P 20-651 Durabilité des éléments et ouvrages en bois édité par l’AFNOR.

Sécurité incendie

L’usage du bois en construction est très réglementé. L’arrêté du 24 mai 2010 modifie le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les Etablissements Recevant du Public.Ce texte applicable au 6 octobre 2010 est en ligne. Afin de mieux le comprendre nous vous proposons une interview d’un spécialiste : Yves-Marie Ligot, Expert Bois.

En savoir plus

Interview de Yves-Marie LIGOT, Expert bois du Bureau d’étude Technique LIGOT. Membre du groupe de travail pour la révision de l’I-T 249

1. Quelles sont les nouvelles dispositions de l’I-T 249 ?

 » L’objectif de ce texte est de qualifier des solutions constructives satisfaisantes vis-à-vis de la réglementation contre l’incendie en particulier, des solutions de jonctions parois verticales -planchers afin d’éviter la propagation du feu d’un étage à l’autre. Le nouveau texte prévoit des solutions constructives génériques approuvées et réputées satisfaisantes. »

2. A quels types de bâtiments s’applique ce texte?

« L’I-T 249 est citée dans deux textes réglementaires : la section « Façades » (article CO19 à CO22) du règlement de sécurité incendie des ERP et aussi dans l’arrêté du 31 janvier 1986 modifié concernant la sécurité incendie dans les habitations. Elle s’applique aux habitations collectives de 3ème et 4ème famille.

La publication de ce document nous ouvre d’importantes possibilités de construire en hauteur pour les bâtiments recevant du public et pour les habitations. »

3. Quelle place tient le matériau bois dans ce texte ?

« L’I-T 249 s’applique à tous les matériaux, elle comporte des solutions qui sont différentes selon les matériaux mais qui répondent toutes aux mêmes exigences. Dans la première édition de ce texte il n’y avait pas de solutions spécifiques bois. Il fallait donc traiter le problème au cas par cas et soumettre les solutions envisagées aux Bureaux de Contrôle, pour obtenir ou non leur validation.

Avec cette révision des solutions bois sont décrites et deviennent conventionnelles comme le sont celles du DTU bois feu 88.

Aujourd’hui nous avons donc de nouveaux moyens de proposer des solutions bois en ERP et en habitation.»

4. Allons-nous vers une nouvelle « considération » du matériau bois ?

« Certainement, dans le nouveau texte, le matériau bois bénéficie d’un paragraphe comme les autres matériaux au sein du document « § 2.4 : conception et mise en œuvre des façades bois ».

Il comprend 6 solutions génériques décrites de murs rideaux et semi rideaux.

Nous avons aussi souhaité prendre en compte les isolants « naturels ». Certains d’entre eux ne sont pas qualifiés car les fabricants ne font pas faire d’essai pour des questions de coût. Sous certaines conditions, ils pourront malgré tout être incorporés dans les parois. »

5.Vous avez participé à l’élaboration de ce document, avez-vous dû affronter des préjugés sur le bois ?

« Même auprès d’experts, Il y a toujours de préjugés sur le bois : « le bois brûle » c’est un fait.

Nous n’avons pas essayé de lutter inutilement contre cela mais plutôt de tirer partie de son caractère prévisible. C’est dans cet esprit que nous avons mis au point les solutions retenues basées principalement sur la mise en œuvre d’épaisseurs de bois suffisantes pour s’opposer à la transmission du feu d’un étage à l’autre.

Il faut dire aussi que suite au Grenelle de l’Environnement, le matériau suscite de l’intérêt et bénéficie d’une plus grande ouverture d’esprit de la part de nos interlocuteurs institutionnels. »

6. Pour valider ce texte législatif il y a-t-il des essais en réel ? Si oui comment se déroulent-ils ?

« Les solutions retenues n’ont pas été testées par essais, elles ont été mise au point et validé par le chargé de « Sécurité incendie » du CSTB (un expert objectif et rigoureux qui n’avait pas d’apriori sur le matériau) puis par la commission centrale de Sécurité de la direction de la sécurité civile.

Parallèlement, une autre solution contenant une isolation à base de bottes de paille a été testée et a obtenu son agrément. L’essai est très intéressant car il se déroule en grandeur réelle. On apprend beaucoup sur le rôle de chaque composant et le comportement de chaque configuration. »

7. Dans le groupe de travail auquel vous avez participé, quelle est la représentation de chaque filière (acier, béton, bois,…) ?

« Ce texte publié au J-O du 6 juillet 2010 était en révision depuis plus de 5 ans. Les représentants de la filière bois ont rejoint le groupe de travaille grâce à l’action de veille du CNDB.

Les solutions sont élaborées en groupe de travail puis proposées en commission. Habituellement on part du texte existant et on le met à jour et on l’améliore, c’est ce qui se fait quand on révise une norme.

Dans ce cas, le bois n’étant pas présent dans l’ancien texte, nous avons dû présenter des solutions que nous avons soutenues devant la Commission centrale de sécurité qui valide ou rejette. Dans cette commission sont présents des représentants de différentes filières, le secrétariat est assuré par le Syndicat des Matériaux de Construction et présidée par une personne du ministère de l’Intérieur, qui se doit d’être objectif. Nous avons eu la chance d’avoir un président bienveillant, très ouvert à nos propositions. »

8.Est-ce que ces nouvelles dispositions vont permettre de penser les ouvrages bois ou mixtes autrement ?

« En effet, ce texte et l’arrivée de nouveaux matériaux disposant de procès verbaux de résistance au feu nous permettent d’envisager des solutions de constructions en hauteur que nous délaissions par manque de justification. Il faut noter que parallèlement le durcissement des exigences thermiques et environnementales ajoute à la pertinence des solutions bois et mixtes.

Des projets qui étaient difficiles à défendre le seront moins et nous verrons bientôt sortir de terre des R+7 en bois! « 

Durabilité – imprégnabilité

Les essences de bois sont caractérisées par différents classements : classification de la durabilité naturelle vis-à-vis des champignons lignivores, classification de la durabilité naturelle vis-à-vis des capricornes et des vrillettes, classification de la durabilité naturelle vis-à-vis des termites, classification d’imprégnabilité (propriété utilisée pour le traitement autoclave).

En savoir plus

La durabilité et l’imprégnabilité (EN 350-2)

Classification de la durabilité naturelle vis-à-vis des champignons lignivores

La durabilité donnée dans les tableaux ne concerne que le bois parfait ; il convient de considérer l’aubier de toutes les essences de bois comme appartenant à la classe de durabilité 5 (non durable).

Classes de durabilité :

  • 1 = très durable
  • 2 = durable
  • 3 = moyennement durable
  • 4 = faiblement durable
  • 5 = non durable

Classification de la durabilité naturelle vis-à-vis des capricornes et des vrillettes

Pour le capricorne, seuls les résineux sont concernés.
Classes de durabilité :

  • D = durable
  • S = sensible

Classification de la durabilité naturelle vis-à-vis des termites

La durabilité ne concerne que le bois parfait ; l’aubier de toutes les essences de bois est sensible. « Durable » n’implique pas une résistance totale (voir EN 350-1).

  • D = durable
  • M = moyennement durable
  • S = sensible

Classification de la durabilité naturelle>

Classe d'imprégnabilité Description Explication
1 Imprégnable Facile à traiter, le bois scié peut être pénétré complètement avec un traitement sous pression, sans difficulté
2 Moyennement imprégnable Assez facile à traiter ; habituellement une pénétration complète n'est pas possible, mais après 2 ou 3 h de traitement sous pression, une pénétration latérale de plus de 6 mm peut être atteinte dans les résineux et une large proportion des vaisseaux peut être pénétrée dans les feuillus
3 Peu imprégnable Difficile à traiter, 3 à 4 h de traitement sous pression ne peuvent donner plus de 3 à 6 mm de pénétration latérale
4 Non imprégnable Virtuellement impossible à traiter ; peu de produit de préservation absorbé même après 4 h de traitement sous pression. Pénétrations latérale et longitudinale minimales

Durabilité et imprégnabilité des bois résineux (EN 350-2)

Champignons lignivores Capricorne Vrillette Termite Imprégnabilité
Durabilité naturelle du bois parfait Durabilité naturelle de l'aubier Durabilité naturelle de l'aubier Durabilité naturelle du bois parfait du bois parfait de l'aubier
Douglas moyennement à faiblement durable sensible sensible sensible non imprégnable moyennement à peu imprégnable
Epicéa faiblement durable sensible (1) sensible (1) sensible peu à non imprégnable peu imprégnable
Mélèze moyennement à faiblement durable sensible sensible sensible non imprégnable moyennement imprégnable
Pin maritime moyennement à faiblement durable sensible sensible sensible non imprégnable imprégnable
Pin sylvestre moyennement à faiblement durable sensible sensible sensible peu à non imprégnable imprégnable
Pin noir et laricio faiblement durable sensible sensible sensible peu à non imprégnable imprégnable
Sapin faiblement durable sensible (1) sensible (1) sensible moyennement à peu imprégnable moyennement imprégnable
Western red cedar durable sensible sensible sensible peu à non imprégnable peu imprégnable

Durabilité et imprégnabilité des feuillus européens (EN 350-2)

Champignons lignivores Capricorne Vrillette Termite
Imprégnabilité
Durabilité naturelle du bois parfait Durabilité naturelle de l'aubier Durabilité naturelle de l'aubier Durabilité naturelle du bois parfait du bois parfait de l'aubier
Charme non durable Le capricorne n'attaque pas les feuillus sensible sensible imprégnable imprégnable
Châtaigner durable sensible sensible non imprégnable moyennement imprégnable
Chêne durable sensible sensible non imprégnable imprégnable
Erable non durable sensible sensible imprégnable imprégnable
Frêne non durable sensible sensible moyennement imprégnable moyennement imprégnable
Hêtre non durable sensible sensible imprégnable imprégnable
Orme non durable sensible sensible peu imprégnable imprégnable
Peuplier faiblement durable sensible sensible moyennement à peu imprégnable peu imprégnable

Durabilité et imprégnabilité des feuillus tropicaux les plus courants (EN 350-2)

 

 

Durabilité naturelle du bois parfait
Imprégnabilité du bois parfait
Champignons lignivores Capricorne Vrillette Termite
Acajou d'Afrique moyennement durable Les feuillus ne sont pas attaqués pas le capricorne
Faute de connaissances suffisantes, la norme ne fournit pas d'indications sur la durabilité des essences tropicales vis-à-vis des vrillettes. En règle générale, on peut toutefois considérer que le bois parfait de ces essences n'est pas sensible à ces insectes
sensible non imprégnable
Azobé durable durable non imprégnable
Doussie très durable durable non imprégnable
Framiré durable à moyennement durable sensible non imprégnable
Iroko très durable à durable durable non imprégnable
Moabi très durable durable peu à non imprégnable
Movingui moyennement durable moyennement durable non imprégnable
Niangon moyennement durable moyennement durable non imprégnable
Okoumé faiblement durable sensible peu imprégnable
Ramin non durable sensible imprégnable
Samba non durable sensible peu imprégnable
Sapelli moyennement durable à durable moyennement durable peu imprégnable
Sipo moyennement durable moyennement durable non imprégnable
Teck très durable moyennement durable non imprégnable

On ne cite que la durabilité et l’imprégnabilité du bois parfait car ces bois d’importation sont, en général, purgés d’aubier avant transport. Leur aubier n’est pas durable.

Champignons

Les essences de bois peuvent être plus ou moins sensibles aux champignons et ceux-ci auront des conséquences différentes (souhaités ou non) selon plusieurs paramètres dont le type d’essence

En savoir plus

Principaux champignons dégradant le bois

Type d'altération

Champignons responsables

Conditions de développement

Aspect

Bleuissement
Dégâts esthétiques
Aurebasidium pullulans
Sclerophoma pityophila
Résineux en grumes ou débités, quelques feuillus (peuplier, hêtre, frêne, samba, etc.) Bois "bleuté" en surface et en profondeur, parfois tissu velouté gris foncé en surface.
Echauffure
Dégâts esthétiques puis mécaniques
Stereum purpureum Feuillus (hêtre, frêne) en grumes ou débités Bois à zones blanchâtres
Stereum sanguinolentum Résineux en grumes ou débités Bandes de bois rougeâtres
Pourriture cubique
(découpage du bois en parallélépipèdes rappelant le bois calciné)
Dégâts esthétiques et mécaniques
Serpula lacrymans (Mérule) Résineux dans les habitations, feuillus secondairement Fructification importante grisâtre. Spores brun-rouille, cordonnets grisâtres, mycélium blanc floconneux, plaques grises duveteuses
Colophora puteana Résineux dans les lieux obscurs (caves), feuillus secondairement Fructification sous forme de plaque jaunâtre, cordonnets bruns
Trametes trabea Résineux et feuillus à l'air libre ou dans les maisons Fructification petite, rousse ou grise, mycélium jaune
Lenzites sepiaria Résineux à l'air libre (menuiseries extérieures, clôtures) Fructification petite, coriace, jaune, spores blanches, mycelium jaunâtre
Pourriture fibreuse
(le bois ramolli se décompose en fibrilles)
Dégâts esthétiques et mécaniques
Phellinus megaloporus Feuillus dans les lieux obscurs Coussinets feutrés épais blancs, devenant coriaces et bruns. Fructification en couches stratifiées
Coriolus versicolor Feuillus résineux secondairement, à l'extérieur Petites fructifications plates, veloutées, zonées, mycélium blanc

Insectes

Plusieurs familles de xylophages existent, mais ils n’ont pas tous les mêmes conséquences sur les ouvrages en bois.

En savoir plus

Principaux insectes dégradant le bois

Catégorie

Noms

Stade ou l'insecte dégrade le bois

Conditions de développement

Aspect de l'attaque dans le bois

1 Scolytidae- Platypodiae Imago en premier lieu puis larve Sur le bois frais uniquement : l'insecte ne se reproduit pas sur le bois une fois sec Galeries
Cerambycidae de bois frais Larve de couleur blanc-ivoire
Siricidae (Sirex) Larve de couleur blanchâtre
2 Hylotrupes bajulus (capricorne des maisons) Larve de couleur blanc-ivoire et d'une longueur de 10 à 20 mm Sur les bois résineux uniquement ; durée de vie : 4 ans en moyenne ; cette durée peut être plus longue lorsque les conditions climatiques sont rigoureuses Galeries
Hesperophanes Larve de couleur blanc-ivoire et d'une longueur de 13 à 25 mm
Anobium (petite vrillette) Larve de forme arquée, poilue, de couleur blanc crémeux et d'une longueur de 5 à 7 mm Sur les bois feuillus ; durée de vie : 2 ans en moyenne
Lyctus Larve de forme arquée, glabre, de couleur blanc crémeux et d'une longueur de 5 à 7 mm Sur les bois feuillus et résineux ; de préférence en milieu humide et confiné
Bostrychus capucinus Larve de forme arquée, de couleur blanc crémeux et d'une longueur de 10 à 14 mm Sur les bois feuillus ; durée de vie : 1 an en moyenne
3 Réticulitermes santonensis et Réticulitermes lucifigus (termites) Imago à l'aspect de "fourmi blanche" aptère (sans ailes) de couleur blanc crémeux et d'une longueur de 4 à 6 mm

Sur bois feuillus mais :

- dans les zones où le risque existe
- dans les endroits humides

Galeries ou cavités.
Cordonnets à la surface des maçonneries
4 Xestobium rufovillosum (grosse vrillette) Larve de forme arquée, de couleur crème, couverte de soies jaunes et d'une longueur d'environ 11 mm Bois dégradés par les champignons lignivores : l'attaque est d'autant plus rapide que cette dégradation est plus grave Galeries
Curculionade (charançons) Imago et larve Bois dégradés par les champignons lignivores et placés en conditions humides
Xylocopes violets Imago (nidifie dans le bois) Bois dégradés par les champignons (parfois même faiblement) Cavités
Fourmis Imago (nidifie dans le bois) Bois dégradés par les champignons lignivores

Traitements préventifs

Le matériau bois peut – selon l’essence, la destination dans l’ouvrage, les conditions climatiques…- être l’objet d’attaques. Certaines mises en œuvre peuvent nécessiter un traitement. Plusieurs solutions existent et permettent d’apporter des réponses parfaitement adaptées aux différentes situations.

En savoir plus

Traitement préventif

Le bois, en tant que matière ligno-cellulosique, constitue un aliment pour les larves et les insectes xylophages, ainsi que pour les champignons lignivores. En effet, il contient des éléments nutritifs (amidon dans l’aubier par exemple) qui favorisent le développement de ces organismes vivants.

Cependant, les risques d’attaques par les champignons, par les insectes xylophages (termites) et par certaines larves xylophages (vrillettes) sont directement liés à l’humidité contenue dans le bois. Dans ce cas, la conception et la mise en oeuvre des ouvrages devront contribuer à préserver le bois, en évitant qu’il soit soumis à une humidification de longue durée. Par ailleurs, les conditions favorables à leur propagation correspondent souvent à une mauvaise hygiène ou à une absence d’entretien des ouvrages, qui entraînent une humidification prolongée du bois.

La résistance du bois parfait (duramen) aux agents d’altération biologique est variable selon les essences, alors que celle de l’aubier est généralement nulle. Lorsque la durabilité naturelle est insuffisante par rapport aux risques encourus, seule l’application d’un traitement de préservation pourra assurer la protection nécessaire, à condition que la pénétration des produits de traitement dans le bois soit suffisante. Celle-ci dépend de l’imprégnation du bois qui, elle aussi, est variable selon chaque essence.

Schéma préservation

Les produits insecticides et fongicides appartiennent à deux catégories :

  • les produits en solvants organiques dérivés du pétrole :

Ils sont essentiellement utilisés dans l’industrie car ils dégagent des odeurs et produits volatils pendant l’évaporation du solvant. Ils sont également utilisés pour le traitement curatif des bois du fait de leur efficacité spécifique à cette application. Leur utilisation doit se faire dans le cadre d’un processus parfaitement contrôlé afin d’éviter des risques pour la santé de l’homme.

  • les produits hydro-dispersables :

Ce sont des huiles en émulsion dans l’eau qui évitent les inconvénients des produits précédents mais nécessitent cependant des précautions d’utilisation.
Ce sont les produits les plus couramment utilisés pour le traitement du bois par les charpentiers. Ils répondent aux exigences des classes de risque 1 et 2.
L’utilisation et l’application de ces produits doivent être conformes aux règlements d’hygiène et de sécurité.

Il est souhaitable de n’utiliser que des produits bénéficiant de la marque de qualité CTB-P+.
On peut également faire appel à des entreprises d’application bénéficiant de la marque de qualité CTB-B+ (classe de risque 1,2,3,4 ou 5) qui permet de garantir le traitement lui-même et donc de produire des certificats de traitement parfaitement fiables pour les lots de bois.

Trempage, autoclave, thermique et oléo-thermique

Le choix du traitement et son mode d’application sont choisis en fonction de la classe d’emploi à laquelle le bois est destiné et de la nature du bois. La classe d’emploi est déterminée par l’humidité à laquelle le bois est exposé et de la fréquence d’exposition aux agents de dégradation.
La mise en œuvre des produits de traitements préventifs du bois avant son utilisation peut se faire par différents procédés assurant la pénétration et la fixation du produit, les principaux procédés sont :

  • Le trempage court

Le bois est immergé en pile dans un bac dont les dimensions sont adaptées. Beaucoup se font par installations automatiques qui comportent des systèmes de maintien et de mouvements de charge, avec programmation des durées de trempage.
Les produits qui sont la plupart du temps utilisés pour les trempages courts sont les émulsions aqueuses.

  • L’imprégnation profonde, par autoclave vide et pression

Le bois est traité dans un autoclave relié à une cuve de stockage du produit, à une pompe à vide et à une pompe à pression. Un système de commande automatisé permet de piloter et de suivre le déroulement du processus d’imprégnation. Il existe plusieurs types de cycles vides/pression permettant une imprégnation totale du bois, quelque soit l’essence traitée. Ce traitement ne peut s’appliquer qu’à des bois dont l’humidité est inférieure à 25%…. Une fois le vide obtenu dans l’autoclave, on le remplit, par aspiration, de la solution de traitement choisie. Les cellules du bois sont ainsi saturées par la solution. Un vide permet d’évacuer l’excès de produits traitants. En fin d’opération, les bois sont essuyés en surface puis sortis de l’autoclave.

Le traitement en autoclave est particulièrement recommandé pour les bois exposés aux conditions rigoureuses : contact avec le sol et/ou sources d’humidité. Il s’agit principalement de bois pour les charpentes, bardages, caillebotis, piquets de vigne, hangars, jeux d’enfants, appontements, poteaux, traverses.

  • Oléo-thermique

Procédé de traitement «naturel », à base d’huiles végétales chauffées à basse température (120°). Elle consiste a une exposition du bois à deux bains successifs d’huiles. Les huiles chaudes pénètrent dans le bois et « prennent la place » de l’eau qui s’est évaporée.
Ce type de traitement se caractérise par des phases de séchage et des phases de traitements

Trois phases distinctes :

  • La phase de chauffe vaporise l’eau du bois, crée à coeur un état de pression et relaxe les contraintes internes du matériau.
  • La phase de refroidissement condense la vapeur d’eau, ce qui génère une pénétration en profondeur de l’huile formulée.
  • La phase de séchage à l’air finalise l’imprégnation et permet d’obtenir rapidement un aspect sec.

Le bois est un matériau hydrophile. Par ce type de traitement, une fois qu’il est imprégné par ces huiles (lin, colza,…), le bois devient hydrophobe et devient moins sensible, voire pas du tout sensible aux micro-organismes.

Cette technique à l’avantage de pouvoir s’appliquer à tous les types de bois et dans une perspective environnementale de permettre un traitement des bois locaux.

Ce traitement est surtout utilisé pour des bois en extérieur, pouvant répondre aux exigences des classes d’emploi III. (aire de jeux, bardage, charpente, appontements…)

  • Thermique/rétification

Le principe est de « cuire » le bois. Selon les épaisseurs du bois, le taux d’humidité et l’essence, un cycle peut durer entre 25 et 50 heures et ne demande pas d’ajout de vapeur d’eau avant la chauffe. La température moyenne est de 190°C. A la sortie le bois est cuit, il est d’une couleur proche du noir.

Ce type de traitement est conçu pour des bois d’extérieur, utilisables en parquet, bardage extérieur, parement intérieur ou en terrasse.

Ce procédé permet d’offrir des bois pour l’extérieur et d’utiliser des essences locales sans avoir recours aux bois exotiques.

Pour aller plus loin :
http://www.fcba.fr/
http://www.inrs.fr/
http://www.oleobois.com/

Traitements curatifs

Les traitements curatifs (applications, injections de résines…) apportent des solutions a posteriori pour remédier à des détériorations (champignons lignivores, insectes xylophages ou autres) afin de maintenir les éléments bois dans leurs fonctions.

Inscrivez-vous pour
recevoir nos actualités

Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées par le CNDB dans un fichier informatisé et exclusivement destinées à l’envoi de la newsletter. Pour plus d’information, consultez nos mentions légales.