Les pièces maîtresses de la charpente supportant cette coque sont deux poutres de 72 m de portée partageant la distance entre pignons en trois travées sensiblement égales à 33 m. Chacune de ces travées est parcourue par huit poutres secondaires de lamellé-collé sous-tendues par des tirants métalliques et reprises en pignon sur des poteaux de bois composés de trois pièces moisées. Le maillage est complété par les pannes transversales portées par des goussets et dont la ligne est reprise à chaque extrêmités par une crosse de lamellé ramenant la couverture vers la ceinture de maçonnerie.
Les poutres maîtresses sont dite tridimentionnelles, triangulées sur trois faces d'une section triangulaire à peu près équilatérale de 6 m de côté au plus fort de sa dimension. Chacune des poutres peut supporter une charge de 400 tonnes réparties sur les 72 m de portée, tout en apparaîssant très légère par sa triangulation espacée. Chaque extrêmité repose sur un pillier de béton de 10,50 m de hauteur, lui-même ancré sur une semelle de fondation de 150 m².
La couverture est composée de bacs-aciers et d'une vêture extérieure d'aluminium peint au four.
L'éclairage naturel parvient à travers les ouvertures zénithales, les deux pignons transparents et les deux baies en redent. Pour chacune, des lames brise-soleil en pin Douglas lamellé sur des sections allant jusqu'à 40x6 cm préviennent la pénétration directe des rayons solaires. Pour la baie en vis-à-vis de l'entrée, ces lames sont cintrées dans la continuité du galbe de la vêture extérieure.
Au total, 600 m3 de bois sont mis en oeuvre, associés à 250 tonnes d'acier (tirants, connecteurs, boulonnerie, deux poutres maîtresses pour la partie charpente). |