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Traitement préventif

Traitement préventif

 

Le bois, en tant que matière ligno-cellulosique, constitue un aliment pour les larves et les insectes xylophages, ainsi que pour les champignons lignivores. En effet, il contient des éléments nutritifs (amidon dans l'aubier par exemple) qui favorisent le développement de ces organismes vivants.

 

Cependant, les risques d'attaques par les champignons, par les insectes xylophages (termites) et par certaines larves xylophages (vrillettes) sont directement liés à l'humidité contenue dans le bois. Dans ce cas, la conception et la mise en oeuvre des ouvrages devront contribuer à préserver le bois, en évitant qu'il soit soumis à une humidification de longue durée. Par ailleurs, les conditions favorables à leur propagation correspondent souvent à une mauvaise hygiène ou à une absence d'entretien des ouvrages, qui entraînent une humidification prolongée du bois.

 

La résistance du bois parfait (duramen) aux agents d'altération biologique est variable selon les essences, alors que celle de l'aubier est généralement nulle. Lorsque la durabilité naturelle est insuffisante par rapport aux risques encourus, seule l'application d'un traitement de préservation pourra assurer la protection nécessaire, à condition que la pénétration des produits de traitement dans le bois soit suffisante. Celle-ci dépend de l'imprégnation du bois qui, elle aussi, est variable selon chaque essence.

 


Schéma préservation


Les produits insecticides et fongicides appartiennent à deux catégories :

  • les produits en solvants organiques dérivés du pétrole :

 

Ils sont essentiellement utilisés dans l'industrie car ils dégagent des odeurs et produits volatils pendant l'évaporation du solvant. Ils sont également utilisés pour le traitement curatif des bois du fait de leur efficacité spécifique à cette application. Leur utilisation doit se faire dans le cadre d'un processus parfaitement contrôlé afin d'éviter des risques pour la santé de l'homme.

  • les produits hydro-dispersables :

 

Ce sont des huiles en émulsion dans l'eau qui évitent les inconvénients des produits précédents mais nécessitent cependant des précautions d'utilisation.
Ce sont les produits les plus couramment utilisés pour le traitement du bois par les charpentiers. Ils répondent aux exigences des classes de risque 1 et 2.
L'utilisation et l'application de ces produits doivent être conformes aux règlements d'hygiène et de sécurité.

Il est souhaitable de n'utiliser que des produits bénéficiant de la marque de qualité CTB-P+.
On peut également faire appel à des entreprises d'application bénéficiant de la marque de qualité CTB-B+ (classe de risque 1,2,3,4 ou 5) qui permet de garantir le traitement lui-même et donc de produire des certificats de traitement parfaitement fiables pour les lots de bois.

 

 

Trempage, autoclave, thermique et oléo-thermique

 

Le choix du traitement et son mode d’application sont choisis en fonction de la classe d’emploi à laquelle le bois est destiné et de la nature du bois. La classe d’emploi est déterminée par l’humidité à laquelle le bois est exposé et de la fréquence d’exposition  aux agents de dégradation.
La mise en œuvre des produits de traitements préventifs du bois avant son utilisation peut se faire par différents procédés assurant la pénétration et la fixation du produit, les principaux procédés sont :

  • Le trempage court

 

Le bois est immergé en pile dans un bac dont les dimensions sont adaptées. Beaucoup se font par installations automatiques qui comportent des systèmes de maintien et de mouvements de charge, avec programmation des durées de trempage.
Les produits qui sont la plupart du temps utilisés pour les trempages courts sont les émulsions aqueuses.

 

  • L’imprégnation profonde, par autoclave vide et pression

 

Le bois est traité dans un autoclave relié à une cuve de stockage du produit, à une pompe à vide et à une pompe à pression. Un système de commande automatisé permet de piloter et de suivre le déroulement du processus d’imprégnation. Il existe plusieurs types de cycles vides/pression permettant une imprégnation totale du bois,  quelque soit l’essence traitée. Ce traitement ne peut s’appliquer qu’à des bois dont l’humidité est inférieure à 25%.... Une fois le vide obtenu dans l'autoclave, on le remplit, par aspiration, de la solution de traitement choisie. Les cellules du bois sont ainsi saturées par la solution. Un vide permet d'évacuer l'excès de produits traitants. En fin d'opération, les bois sont essuyés en surface puis sortis de l'autoclave.

 

Le traitement en autoclave est particulièrement recommandé pour les bois exposés aux conditions rigoureuses : contact avec le sol et/ou sources d'humidité.  Il s’agit principalement de bois pour les  charpentes, bardages, caillebotis, piquets de vigne, hangars, jeux d'enfants, appontements, poteaux, traverses.

 

  • Oléo-thermique

 

Procédé de traitement «naturel », à base d’huiles végétales chauffées à basse température (120°). Elle consiste a une exposition du bois à deux bains successifs d’huiles. Les huiles chaudes pénètrent dans le bois et « prennent la place » de l’eau qui s’est évaporée.
Ce type de traitement se caractérise par des phases de séchage et des phases de traitements

 

Trois phases distinctes :

  • La phase de chauffe vaporise l'eau du bois, crée à coeur un état de pression et relaxe les contraintes internes du matériau.
  • La phase de refroidissement condense la vapeur d'eau, ce qui génère une pénétration en profondeur de l'huile formulée.
  • La phase de séchage à l'air finalise l'imprégnation et permet d'obtenir rapidement un aspect sec.

 

Le bois est un matériau hydrophile. Par ce type de traitement, une fois qu’il est imprégné par ces huiles (lin, colza,…), le bois devient hydrophobe et devient moins sensible, voire pas du tout  sensible aux micro-organismes.


Cette technique à l’avantage de pouvoir s’appliquer à tous les types de bois et dans une perspective environnementale de permettre un traitement des bois locaux.


Ce traitement est surtout utilisé pour des bois en extérieur, pouvant répondre aux exigences des classes d’emploi III. (aire de jeux, bardage, charpente, appontements...)

 

  • Thermique/rétification

 

Le principe est de « cuire » le bois. Selon les épaisseurs du bois, le taux d’humidité et l’essence,  un cycle peut durer entre 25 et 50 heures et ne demande pas d’ajout de vapeur d’eau avant la chauffe. La température moyenne est de 190°C. A la sortie le bois est cuit,  il est d’une couleur proche du noir.


Ce type de traitement est conçu pour des bois d’extérieur, utilisables en parquet, bardage extérieur, parement intérieur ou en terrasse.

 

Ce procédé permet d’offrir des bois pour l’extérieur et d’utiliser des essences locales sans avoir recours aux bois exotiques.


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