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Le chauffage collectif au bois

Composition et caractéristiques principales

 

La chaleur produite grâce à une chaufferie bois-énergie peut être utilisée dans l’habitat collectif, le tertiaire, les réseaux de chaleur urbain et rural. Ces chaufferies automatiques sont alimentées par les produits connexes de l’exploitation forestière et de l’industrie du bois disponibles localement  (écorces, sciures, plaquettes forestières, granulés et bois de rebut). Les techniques utilisées dans ces chaufferies sont performantes et modernes. Elles permettent de chauffer soit un seul bâtiment, soit plusieurs grâce à un réseau de chaleur.


Actuellement, il existe de nombreuses réalisations de chaufferies collectives allant de 50 kW à plusieurs mégawatt. Par exemple : En France, plus de 350 chaufferies collectives ont été installées et soutenues dans le cadre du plan bois-énergie depuis 1994. Portant ainsi le nombre de chaufferies collectives à plus de 500 réalisations. En Autriche, il y a plus de 2 000 réalisations.


Les chaufferies bois sont complètements automatisées et ont un fonctionnement similaire aux autres énergies. En revanchela mise en place d’une chaufferie bois est relativement plus complexe, il est donc nécessaire de lancer une étude de faisabilité.

 

Le choix du type de chaudière, de la technique d’alimentation en combustible, du silo va dépendre des caractéristiques du projet :
- Les besoins énergétiques du projet permettent de définir la puissance de la chaudière à installer et le fluide caloporteur (eau chaude, eau surchauffée, vapeur).
- Le combustible disponible, quantà lui, permet de définir le type de foyer (en fonction de sa nature, de sa granulométrie et de son humidité), le système d’alimentation et le mode de livraison.

 

 

 

Le réseau de chaleur    


Les réseaux de chaleurs peuvent être soit de type communale de petites tailles (inférieur à 1 MW), soit de type urbain de grande taille, capable de chauffer des villes entières (chaudière de 550 MW construite en Finlande).

 

Les réseaux de chaleur sont composés de 3 éléments principaux :
- La production de chaleur (chaufferie) : elle peut être faite sur un ou plusieurs unités de production dans la ville.
- Les consommateurs : Les bâtiments raccordés au réseau de chaleur peuvent être des industries, des bâtiments communaux (mairie, salle des fêtes, des piscines, …), des magasins, des établissements hospitaliers, des établissements scolaires (écoles, collèges, lycées, universités, …), des bureaux, des logements sociaux, des résidences, des gîtes, …etc
- Entre les deux, un circuit de conduites de chauffage permet de transporter le fluide caloporteur.

 

 

Le raccordement

Le raccordement à un réseau de chaleur présente plusieurs avantages :
- l’utilisateur est libéré des contraintes d’entretien et d’approvisionnement en combustible,
- une chaufferie collective performante et bien suivie pollue beaucoup moins que plusieurs chaufferies individuelles,
- les investissements sont mieux rentabilisés car le matériel est plus utilisé.

 

Les canalisations du réseau de chaleur

Les canalisations (aller et retour) sont généralement enterrées. Différentes canalisations sont employées en fonction du type de réseau de chaleur :
- Tube en acier isolé avec une coquille de laine de roche, mis en caniveau (Tmax : >200°C et Pmax : >30 bars) pour le chauffage urbain.
- Tube en acier isolé avec de la mousse polyuréthanne, mis en place directement dans le sol (Tmax : 110°C voir 130°C et Pmax : >30 bars)
- Tube en polyéthylène avec une isolation en mousse polyuréthanne et enveloppe en polyéthylène (Tmax ; 90/95 °C et Pmax : > 6/10 bars) pour les petits réseaux ou petites ramifications.


Pour des raisons économiques et de rentabilités, la puissance raccordée devra être d’au moins 1 kW par mètre. Les pertes sont de l’ordre de 10%.

 

Les sous-stations de transfert

Les sous-stations de transfert remplacent la chaudière chez l’usager. Elles servent d’une part à séparer l’installation hydraulique du réseau de chaleur des équipements individuels des usagers, et d’autre part à distribuer à l’usager la chaleur dont il a besoin pour le circuit de chauffage et pour la production d’eau chaude sanitaire.
Les sous-stations comprennent en général les composants suivants : un échangeur de chaleur (à plaques ou à faisceaux tubulaires), des vannes (pour réguler la pression, la température, le débit,  …), une régulation électronique, un affichage de la pression et de la température et un compteur de chaleur.


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