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Plancher par solivage

Principes

Les planchers par solivage comprennent généralement une ossature composée de poutres, de solives, et de chevêtres en bois, une aire supérieure ou platelage, une aire inférieure (le plafond de l'étage inférieur) et éventuellement des matériaux d’isolation thermique et acoustique. Les sections courantes des solives en bois massif conduisent les planchers par solivage à de faibles portées.
La flexion est un facteur de contrôle critique qui prend en compte des aspects visuels, de confort et d'inconvénients d'une flèche et /ou de vibrations excessives sur les matériaux de plancher ou de plafond. La flèche est généralement limitée au 1/40° de la portée. Les planchers par solivage présentent une relative élasticité.
Le système des solives est déformable dans un plan horizontal. En apportant une aire supérieure non déformable (panneaux de contreplaqué, panneaux de particules …), le plancher forme un diaphragme et participe au contreventement des murs.  La possibilité d’insérer dans les vides entre solives des isolants thermiques fait que les planchers par solivage sont une bonne réponse en termes d’isolation pour les planchers bas et les planchers supports de toiture-terrasse.
Afin d’améliorer l’isolation phonique, les planchers peuvent recevoir en partie supérieure des couches complémentaires (panneaux en bois, plaques de plâtre pour sol, chapes en béton, couches résilientes…) formant un plancher flottant. On peut aisément réaliser des porte-à-faux dans le sens de la portée des planches.
Les planchers par solivage peuvent être associés à des dalles en béton pour former des planchers mixtes souvent utiles en réhabilitation.

voir schéma 1 ci-contre.

 

 

Matériaux

 

Qualité

Pendant longtemps, le chêne, mais aussi le châtaignier furent des bois recherchés pour la réalisation des solives. Aujourd’hui, les essences de bois les plus utilisées pour leur bon rapport résistance-poids sont les résineux (sapin, épicéa, douglas, pins).
Le bois massif représente la solution commune pour les portées inférieures à 5 m. On peut utiliser au-delà du bois lamellé-collé ou des solives en bois reconstitué.
Les bois en faible épaisseur devront être particulièrement résistants (classement structure : C22), mais on peut utiliser des bois de moindre qualité (C18) en plus forte section.
On utilise également de plus en plus des poutres en I composées d’une âme en panneau (contreplaqué, fibres …) ou en tôle et d’ailes de résineux ou en bois lamellisé qui présentent une grande légèreté.

 

Humidité

Mis en œuvre dans une ambiance chauffée, les bois doivent avoir un taux d’humidité voisin de 15% sans excéder 18 %.

 

Risques biologiques

Les planchers n’offrent qu’un risque accidentel de présence d’eau. Les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe de risque 2.

Par contre, les solives dont l’extrémité est noyée dans la maçonnerie sont beaucoup plus sujettes à dégradation. Le choix de l’essence ou du traitement doit correspondre à la classe de risque 4.

 

 

 

Platelage

 

Sur les solives vient se fixer par clouage, agrafage, vissage ou collage, un platelage. Ce support assure la répartition des charges sur les solives et peut contribuer au contreventement des parois verticales.
Le choix d'un platelage dépend des charges à répartir et donc de l'entraxe des solives, du prix mais aussi du revêtement de sol et de ses exigences (planéité, stabilité, étanchéité...).
Les supports les plus employés sont :
- le bois massif (planches ou lames bouvetées),
- les panneaux de contreplaqué (CTB X),
- les panneaux de particules (CTB H),
- les panneaux de particules orientées (OSB).

 

 

Planches

Les planches doivent être placées de telle sorte que les joints d'extrémité se présentent sur le dessus des solives. Ces joints sont habituellement décalés et répartis sur toute la surface du plancher. Les planches posées perpendiculairement aux solives ne participent pas au contreventement.
Pour assurer le contreventement, les planches doivent être posées en diagonale à un angle voisin de 45°. La largeur des planches doit être inférieure à 200 mm.
On fixe les planches d'une largeur inférieure à 150 mm par 2 clous à chaque appui et 3 clous si leur largeur est supérieure.

L’utilisation de planches de choix 3A (fonction de coffrage) permet de réaliser économiquement un platelage très performant.

voir schémas 2 et 3 ci-contre.

 

Panneaux

Les panneaux assurent le contreventement horizontal des constructions. Ils sont orientés de telle sorte que leur longueur soit perpendiculaire au solivage.
Ils doivent reposer au moins sur trois appuis. Si les rives des panneaux ne sont pas rainurées, les joints latéraux doivent être appuyés sur des bois de 40x40 mm ajustés entre les solives. Les joints d'extrémités doivent poser sur les solives et être décalés “ à coupe de pierre”. La largeur d’appui minimum est de 20 mm.

Les panneaux sont cloués le long des rives au moins tous les 15 cm et 30 cm sur les appuis intermédiaires.
On utilisera des pointes torsadées d’une longueur supérieure à 3,5 fois l’épaisseur du panneau ou de préférence des vis fraisées de longueur supérieure à 2,5 fois l’épaisseur.

voir schéma 4 ci-contre.

 

 

 

Isolation

 

Isolation thermique

L'isolation thermique se règle ordinairement par la mise en place d'un isolant en fibres ou en flocons entre les solives.

L’épaisseur dépend de la performance recherchée. Pour les planchers sur vide sanitaire, l’isolant devra être non hydrophile. 
Lorsque le plancher est séparatif avec une zone froide (plancher sur vide sanitaire, plancher support de toiture-terrasse), il est indispensable de mettre en place un pare-vapeur sur la face chaude du plancher.
Le pare-vapeur est placé entre les solives et le plancher quand ce dernier supporte directement le revêtement de sol. Il est placé sur le panneau si celui-ci est destiné à recevoir un plancher flottant.

voir schéma 5 ci-contre.

 

 

Isolation acoustique

L’affaiblissement acoustique aux bruits aériens des planchers par solivage est fondé sur le principe masse-ressort-masse.  Un isolant en fibres est généralement placé entre les solives ou déroulé en continu sur une plaque de plâtre formant plafond. La masse est apportée par les panneaux supports de revêtement de sol et par un plafond suspendu.
L’expérience montre qu’on peut améliorer l’isolation acoustique des plafonds suspendus :
- en utilisant des fourrures métalliques maintenues par des suspentes résilientes (caoutchouc, néoprène),
- en fixant le plafond sur des ossatures longues portant de mur à mur.


Il peut être nécessaire d’apporter un complément de masse par des matériaux lourds disposés sur le plancher. Les solutions sèches sont à privilégier pour faciliter la mise en œuvre. Les matériaux d’alourdissement les plus employés sont :
- les pavés et dalles en béton,
- les briques en terre crue ou cuite,
- les chapes en béton.


Les formes en sable sont à déconseiller (fuites en cas de percement ultérieur, risques de ripage sous charges ponctuelles).
L’isolement aux bruits d’impact est assuré par la réalisation de planchers flottants. On interpose entre le support de revêtement de sol et l’aire supérieure du plancher un matériau amortisseur.
Les matériaux résilients les plus employés sont :
- des panneaux en fibres de bois, de lin ou de chanvre,
- des dalles en liège,
- des isolants minéraux résistant à la compression (fibres de verre, fibres de roche),
- des feutres et panneaux résilients en mousses ou fibres de synthèse,
- des formes en vermiculite bitumée.

 

 

 

Autres planchers par solivage

Les fabricants proposent aujourd’hui des composants à solivage formant caissons de plancher et permettant de franchir des portées plus importantes.

 

Panneaux porteurs en V

Ces panneaux sont constitués de nervures en caisson triangulaire avec âme en lamellé-collé (42 ou 52 mm) et semelles droites massives. Ces nervures supportent un plancher double peau contrecollée avec lames longitudinales en sous-faces (13 mm) et lames transversales en surface (28 mm). Les rives sont rainurées permettant l’assemblage des tables par fausses languettes avec élégis.

  • Épaisseur : 220 à 336 mm 
  • Longueur (portée) : 6m à 13,50m
  • Largeur : 1,20m           
Proportions : E = L/35

 

Panneaux caissons

Réalisés à partir de planches aboutées et collées en caisson, ces panneaux sont assemblés par doubles rainures et languettes. Ils peuvent incorporer une isolation par mousse thermodurcissable ou par fibres végétales ou minérales.

  • Longueur (portée) : 5m à 7m
  • Proportions : E = L/35

 

 

Normes et DTU

 

DTU 31.1 : Charpente et escaliers en bois
DTU 31.2 : Construction des maisons et bâtiments à ossature en bois
DTU 51.1 : Parquets massifs contrecollés
DTU 51.2 : Parquets collés
DTU 51.3 : Planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois
DTU 51.11 : Pose flottante des parquets et revêtements de sol contrecollés à parements bois
DTU 58.1 : Travaux de plafonds suspendus
DTU règles CB 71 : Règles de calcul et de conception des charpentes en bois
DTU BF 88 : Règles bois feu 88

 

 


 

1- Plancher par solivage

 

 

 

..\Bignon\JCB4\platelage en planches.jpg2- Platelage en planches perpendiculaires

 

 

..\Bignon\platelages à 45.jpg3- Platelage à 45° contreventant

 

 

 

..\Bignon\JCB4\platelage en panneaux.jpg4- Platelage en panneaux

 

 

..\Bignon\JCB4\séparation acoustique des logements.jpg5- Isolation des planchers

 

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