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Certification et environnement

La réponse aux questions environnmentales et sanitaires

 

 

 

1. Certifications de produits et services et construction à haute qualité environnementale... quel rapport ?

 

Actuellement, une démarche constructive environnementale ne peut se passer de produits de grande qualité, qui sont donc certifiés. Par ailleurs, de plus en plus de certifications d’usage, par le biais des contraintes qu’elles imposent, guident les produits vers une démarche plus respectueuse. Aussi, environnement et certifications d’usage ne sont pas seulement compatibles : aujourd’hui elles deviennent indissociables.

 

 

2. Consommer du bois... n’est-ce pas participer à la déforestation ?

 

Le problème de déforestation se pose dans des zones où l’exploitation peut être excessive et anarchique (Sud-est asiatique, Amazonie, Afrique équatoriale). En Europe, le principe de « gestion durable des forêts» est un rempart contre ces dérives. Les industriels français utilisent par ailleurs une écrasante majorité de bois européens issus de forêts gérées de façon durable (les labels PEFC, FSC et la mention FC dans les certifications d’usage ACERBOIS et CTB-structures en attestent).

 

 

3. Comment les produits de construction en bois peuvent-ils permettre de lutter contre l’effet de serre ?

 

La communauté scientifique s’accorde à dire que le réchauffement climatique est lié à l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, en particulier du dioxyde de carbone (CO2). Or, le bois apporte deux réponses concrètes à cet état de fait : la photosynthèse : le bois prélève du CO2 dans l’atmosphère et stocke du carbone dans sa matière. Il importe donc de consommer du bois afin d’accroître cet effet « puits de carbone ».
l’énergie renouvelable : le bois utilisé comme source d’énergie ne restitue dans l’atmosphère que le CO2 qu’il y avait précédemment puisé. L’effet est donc neutre par rapport aux énergies fossiles. De plus, les produits de construction bois nécessitent généralement peu d’énergie fossile pour leur fabrication, donc peu d’émission de “CO2 fossile”, en comparaison avec les autres matériaux de construction.

 

 

4. D’où vient le bois que l’on consomme en France ?

 

Son transport, local, national ou international, n’est-il pas synonyme de pollution ?
La France est un grand producteur de bois qui produit 3 fois plus qu’elle n’importe : 11 millions de m3 de production nationale contre 2,8 millions de m3 d’imports (résineux et feuillus confondus). Autre point important : la grande majorité des bois importés provient d’Europe (Allemagne, Suède, Etats Baltes), réclamant globalement peu de transport. Concernant le transport, et la pollution au CO2 qui en découle, l’Ademe a récemment (juin 2009) remis une note à la filière démontrant le faible impact de ce poste comparé au bénéfice qu’offre le bois sur ce terrain. Les résultats sont clairs : d’où que provienne le bois, quel que soit le mode de transport, les émissions de CO2 engendrées ne représentent que 6 à 10 % (selon les provenances) de ce que le bois stocke dans sa matière... Le bois demeure une matière précieuse en termes de lutte contre les gaz à effet de serre.

 

 

5. Les adjuvants (colles, produits de traitements ou produits de finitions) utilisés pour les produits dérivés sont-ils nocifs ?

 

Il faut savoir avant toute chose que le bois n’est pas inerte... Le bois respire, absorbe des éléments et en restitue d’autres. En conséquence, le bois génère naturellement des émissions de composés organiques volatils. L’objectif principal des industriels est aujourd’hui de faire en sorte que les produits en bois soient le plus proches possibles de ces émissions naturelles en combinant éco-conception et adjuvants de dernière génération. Aujourd’hui, l’évolution de la réglementation européenne, REACH et directive biocide, conduit au développement d’une nouvelle génération de produits respectueux des exigences relatives à la santé et à l’environnement.

 

 

6. La transformation du bois est-elle une industrie respectueuse de l’environnement et des travailleurs ?

 

L’industrialisation de la filière bois a permis une véritable rationalisation de la production et de ce fait une amélioration des conditions de productions. Les risques de pollution sont, par ailleurs, maîtrisés au cours de la fabrication avec une production sèche et une maîtrise totale des process. D’un point de vue environnemental, gestion des déchets (tri, réutilisation) et maîtrise des polluants (finitions en cabine) sont au centre des attentions des sites industriels.

 

 

7. Que devient le bois en fin de vie ?

 

Grand avantage du bois : son utilisation permet de limiter les déchets, lorsque les ouvrages arrivent en fin de vie. Tout d’abord parce que, durables, les constructions auxquelles il prend part peuvent durer des siècles (pensez aux maisons à colombage). Ensuite parce que ce matériau est réutilisable (recyclé pour faire des panneaux de particules, par exemple) ou valorisable sous forme d’énergie.

 

 

8. Quelles garanties peut-on avoir de la qualité environnementale du bois ?

 

Les marques de certification actuelles sont de plus en plus vigilantes quant à la santé humaine et au respect de l’environnement. Deux éléments qui permettent d’aiguiser les exigences de ces marques de certification afin de proposer des produits et services adaptés aux besoins et attentes des consommateurs d’aujourd’hui. Aussi, dans un contexte de Grenelle de l’environnement particulièrement volontaire, les marques de certification poursuivent leur évolution afin d’intégrer ces caractéristiques environnementales et sanitaires. A moyen terme le bilan carbone pourrait, par exemple, faire partie des éléments réclamés pour la démarche de certification, de même que les fiches de données environnementales et sanitaires (FDES).

 

 


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